Comparatif des logiciels de caisse en 2026 : ce que vous payez vraiment

Les grilles publiques annoncent un abonnement. La facture réelle en contient trois. Ce guide compare les modèles économiques plutôt que les marques — parce qu'un tarif change tous les six mois, mais la façon dont un éditeur gagne de l'argent, non.

Mis à jour le 10/08/2026 · 1261 mots · par l'équipe Kompt

Choisir un logiciel de caisse en 2026 ne se joue plus sur la liste des fonctions : à ce stade du marché, tout le monde encaisse, tout le monde édite un ticket, tout le monde propose une application mobile. Ce qui vous sépare d'un éditeur à l'autre, c'est la manière dont il se rémunère — et c'est elle qui décide de ce que vous paierez réellement dans trois ans.

Les trois modèles tarifaires du marché

Derrière la centaine de solutions disponibles en France, il n'existe que trois façons de vous facturer. Les reconnaître prend deux minutes et vous évite l'essentiel des mauvaises surprises.

ModèleCe que vous payezLe risquePour qui
Abonnement seul Un montant fixe par mois et par point de vente. Le prix monte avec les modules : stock, fidélité, multi-caisse sont souvent hors socle. Commerces au volume stable, qui veulent une charge prévisible.
Abonnement + commission Un socle mensuel, plus un prélèvement par transaction ou par rendez-vous. La facture grandit exactement au rythme de votre réussite. Démarrages à très faible volume — et seulement le temps du démarrage.
Gratuit + marketplace Rien à l'entrée. Une commission sur les clients venus par la plateforme. Vos clients deviennent ceux de la plateforme. Le jour où vous partez, le fichier reste. Ceux qui n'ont pas encore de clientèle et acceptent d'en louer une.
Le calcul qui compte. Un abonnement à 89 € coûte 1 068 € sur un an, quoi qu'il arrive. Une commission de 1,99 € par rendez-vous coûte 1 194 € dès 50 rendez-vous par mois — et 2 388 € à 100. Le modèle « moins cher » dépend uniquement de votre volume : faites le produit avant de signer, pas après.
Coût sur 12 mois

À partir de 45 rendez-vous par mois, la commission coûte plus cher que l'abonnement

0 k€1 k€2 k€3 k€4 k€0306090120150180 rendez-vous par mois 45 RDV/mois abonnement 89 €/mois commission 2 €/RDV

Lecture : la ligne pointillée ne bouge jamais, la violette monte avec votre activité. Le point marque l'endroit exact où les deux se rejoignent — au-delà, chaque rendez-vous supplémentaire vous coûte de l'argent que l'abonnement ne vous aurait pas pris.

Les prix constatés en 2026

Les tarifs publics des principaux éditeurs de caisse pour la restauration se situent en 2026 dans une fourchette de 40 à 150 € par mois et par point de vente pour une solution cloud, selon les comparatifs sectoriels publiés cette année. Les formules d'entrée tournent autour de 29 à 49 € avec engagement, les offres complètes — stock, recettes, multi-caisse — entre 80 et 150 €.

Sur la prise de rendez-vous en beauté, le paysage est différent : les acteurs positionnent des abonnements de l'ordre de 74 à 114 € HT par mois, auxquels s'ajoute une commission sur les rendez-vous pris via leur annuaire — de l'ordre de 2 € par rendez-vous, et un pourcentage nettement plus élevé sur le premier passage d'un nouveau client.

Ces fourchettes sont celles que les éditeurs publient ou que les comparateurs relèvent en 2026. Demandez toujours un devis écrit : le prix affiché est presque toujours le socle hors modules, hors engagement et hors matériel.

Les quatre coûts qui n'apparaissent pas sur la grille

Le matériel

Terminal, tiroir-caisse, imprimante à tickets, lecteur de codes-barres : comptez 800 à 3 000 € à l'achat pour un poste complet, ou une location mensuelle qui vient s'ajouter à l'abonnement. Vérifiez si votre matériel actuel est compatible : un logiciel qui tourne sur une tablette que vous possédez déjà supprime cette ligne.

L'engagement

Les tarifs les plus bas sont presque toujours conditionnés à douze ou vingt-quatre mois. Un contrat d'un an à 29 € coûte moins cher qu'un sans-engagement à 45 € — jusqu'au jour où la solution ne convient plus et qu'il reste huit mois à payer.

Les modules

La gestion de stock, les recettes, la fidélité, le multi-établissement et l'accès comptable sont fréquemment vendus à part. C'est la première cause d'écart entre le prix annoncé et la facture réelle : le socle sert d'appât, la configuration utile coûte deux fois plus.

La sortie

Demandez avant de signer sous quel format vous récupérez vos données le jour du départ : clients, historique de ventes, produits. Un export CSV complet doit être une réponse immédiate. Une hésitation est un signal.

La conformité : le critère non négociable

Si votre entreprise est assujettie à la TVA et encaisse des paiements de particuliers, votre logiciel de caisse doit répondre aux conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données. À défaut, l'amende est de 7 500 € par logiciel concerné, avec un délai de soixante jours pour vous mettre en conformité.

La preuve passe par un certificat d'un organisme accrédité — la certification NF525 délivrée par Infocert, ou une certification LNE — ou, depuis la loi de finances pour 2026, par une attestation individuelle de l'éditeur. Les entreprises en franchise en base de TVA ne sont pas concernées par cette obligation.

Ce paragraphe est une information générale, pas un conseil fiscal : faites confirmer votre situation par votre expert-comptable. Voir aussi notre guide détaillé : NF525 en 2026, qui est concerné.

Le critère que presque personne ne compare

Tous les logiciels de caisse vous disent ce que vous encaissez. Très peu vous disent ce qu'il vous reste. C'est pourtant la seule donnée qui décide si votre année sera bonne : deux plats qui se vendent autant peuvent avoir vingt points de marge d'écart, et vous ne le saurez jamais si votre caisse ignore vos factures fournisseurs.

Posez la question directement en démonstration : « montrez-moi la marge réelle de ce produit ». Si la réponse suppose que vous saisissiez vous-même chaque coût d'achat à la main, vous ne le ferez pas — personne ne le fait — et la fonction restera vide. Ce que vous cherchez, c'est une caisse qui lit vos factures et met les coûts à jour toute seule. C'est le parti pris de Kompt, et c'est pour ça que nous en parlons ici.

Les sept questions à poser avant de signer

  1. Quel est le prix tout compris, modules inclus, pour ma configuration exacte ?
  2. Quelle est la durée d'engagement et que se passe-t-il à l'échéance ?
  3. Y a-t-il une commission par transaction, par rendez-vous ou par client apporté ?
  4. Comment j'exporte mes données le jour où je pars, et sous quel format ?
  5. Quelle preuve de conformité me fournissez-vous, et est-elle à jour ?
  6. Comment la caisse connaît-elle mes coûts d'achat — saisie manuelle ou lecture des factures ?
  7. Est-ce que je peux garder mon matériel ? Un logiciel qui ne se vend qu'avec un pack matériel vous dit ce qu'il est vraiment. Voir notre guide sur la caisse sur tablette et mobile.

Ce qu'il faut retenir

Il n'existe pas de « meilleur logiciel de caisse » : il existe un modèle tarifaire adapté à votre volume, et un éditeur qui accepte de vous rendre vos données. Faites le calcul sur douze mois avec vos chiffres réels, demandez le devis écrit, et gardez le sixième critère en tête — celui de la marge — parce que c'est le seul qui vous rapporte de l'argent au lieu de vous en coûter.

Kompt calcule la marge réelle de chaque produit

À partir de vos vraies factures fournisseurs. 14 jours d'essai, sans carte bancaire.

Essayer Kompt — 14 jours offerts

Questions fréquentes

Combien coûte un logiciel de caisse en 2026 ?

Les solutions cloud pour la restauration se situent en 2026 entre 40 et 150 € par mois et par point de vente, les formules d'entrée autour de 29 à 49 € avec engagement. À cela s'ajoutent le matériel (800 à 3 000 € pour un poste complet), les modules vendus séparément et, selon les éditeurs, une commission par transaction.

Un logiciel de caisse gratuit, est-ce vraiment gratuit ?

Rarement. Le modèle gratuit se rémunère presque toujours par une commission sur les clients apportés par la plateforme, souvent bien plus élevée sur le premier passage d'un nouveau client. Le coût n'est pas nul, il est simplement proportionnel à votre réussite — et la clientèle acquise ainsi appartient à la plateforme.

La certification NF525 est-elle obligatoire ?

Elle concerne les entreprises assujetties à la TVA qui encaissent des particuliers. L'absence de justificatif expose à une amende de 7 500 € par logiciel, avec 60 jours pour régulariser. La preuve peut être un certificat NF525 (Infocert) ou LNE, ou depuis la loi de finances 2026 une attestation de l'éditeur. Les entreprises en franchise en base de TVA ne sont pas concernées.

Comment comparer deux offres qui n'ont pas le même modèle ?

Ramenez tout à un coût annuel avec VOS chiffres. Multipliez l'abonnement par douze, ajoutez la commission multipliée par votre nombre réel de transactions ou de rendez-vous mensuels, puis par douze, et ajoutez l'amortissement du matériel. C'est le seul chiffre comparable.